Thursday, January 27, 2022

Stefan Müller-Doohm reviews “Ein neuer Strukturwandel der Öffentlichkeit”

In ”Neue Zürcher Zeitung” (January 27, 2022), Stefan Müller-Doohm reviews “Ein neuer Strukturwandel der Öffentlichkeit?” (Nomos, 2021) and Jürgen Habermas’ contribution ”Überlegungen und Hypothesen zu einem erneuten Strukturwandel der politischen Öffentlichkeit”:

Rückzug in den geschlossenen Raum
Vor sechzig Jahre analysierte Jürgen Habermas den Strukturwandel der Öffentlichkeit. Nun nimmt er die neuen Medien in den Blick

Excerpts:

Die ”Überlegungen und Hypotesen” des 92-jährigen Philosophen vermeiden es bewusst, noch einmal die historischen, soziologischen und politischen Befunde des Buches [”Strukturwandel der Öffentlichkeit” (1962)] zu rekonstruieren oder zu kommentieren. Vielmehr besticht Habermas auf den gut dreissig Seiten zum Abschluss des Bandes dadurch, dass er sich den gegenwärtingen Forschungsstand zu eigen macht und daraus die Argumente für eine eigene Diagnose über einen neuen Strukturwandel von Öffentlichkeit und Medien bezieht. Woran er festhält, ist das normative Konzept von Öffentlichkeit, verstanden als ”inklusiven Raum für eine diskursive Klärung konkurrierender Ansprüche auf Wahrheitsgeltung”. (…..)

Mit diesem Verweis auf den grundsätzlich ”agonalen Charakter” öffentlicher Debatten stellt Habermas klar, dass ihm nicht die Stimmenvielfalt in den Netzwerken sozialer Netzwerke Stein des Anstosses ist. Gravierender sei der Rückzug in den geschlossenen Raum einer kommunikativen Blase. Diese selbstreferenzielle Kommunikation in Echokammern von Gleichgesinnten gehe auf Kosten des demokratischen Meinungs- und Willensbildungsprozesses, der aus einer ”Flut von Dissensen (besteht), die von der wahrheitsorientierten Suche der Bürger nach rational akzeptablen Entscheidungen immer wieder von neuem aufgewühlt wird”.


Sunday, January 23, 2022

Interview with Habermas in "Sciences Humaines"

Interview with Jürgen Habermas in "Sciences Humaines":

"La foi en la raison", Sciences Humaines, no. 344, February 2022, pp. 24-28. (Paywall)

The interview is conducted by Isabelle Aubert.


Excerpts:

Que doit la philosophie aux pensées religieuses?

Pour le dire brièvement, l'universalisme de la pensée morale et des théries constitutionnelles - c'est-à-dire l'attention égale à la dignité et à l'autonomie de chacun - est dû à la manière dont la philosophie s'est approprié rationnellement un héritage religieux et a étendu son application. L'histoire de l'humanité nous apprend qu'il fut, en effet, décisif que les représentations morales profanes, nées des rapports de parenté et perfectionnées sur le plan culturel durant le premier millénaire avant Jésus-Christ, se soient liées aux images du monde universalistes qui émergeaient. D'un côte, ce n'est qu'au-delà de ce seuil que se produisit une moralisation du sacré, parce que les dieux mythiques corruptibles qui s'amusaient avec les êtres humains cédaient la place dorénavant à une justice abstraite sans ordre cosmique et au bon vouloir d'un dieu créateur et rédempteur. Mais, d'un autre côte, du fait de ce lien, les représentations morales ne se limitent plus de manière particulariste au cercle-circonscrit des parents et des concitoyens - et c'est ce qui m'importe ici. En effet, les éthiques de ces métaphysiques et religions mondiales étaient adressées à tous les êtres humains sans distinction. Pour le développement occidental de la philosophie, le droit naturel chrétien et la réception du droit romain furent d'une importance particulière; c'est, dans ce contexte, qu'est apparue la conception, décisive pour le droit moderne, des droits subjectifs (ndlr: liberté, égalité...). Enfin, E. Kant a surmonté, avec la morale rationnelle séculière, les barrières toujours existantes d'un universalisme centré sur les communautés religieuses mondiales et, à la suite de Jean-Jacques Rousseau, a également fondé sur le droit rationnel l'État constitutionnel démocratique. (......)

La pensée postmétaphysique cohabite-t-elle avec les croyances religieuses de manière malheureuse?

Pourquoi? Il ne faut pas confondre les traditions religieuses et leurs contenus avec les histoires violentes des Églises. Lorsque les citoyens laïques jettent un regard rétrospectif sur l’histoire de la sécularisation, ils reconnaissent aussi une partie de l’histoire de la raison dans les religions mondiales. Et dans nos sociétés, les religions se révèlent être des formes contemporaines de l’esprit objectif tant que les communautés religieuses reconnaissent trois faits de la modernité sociale: le pluralisme religieux, les fondements de l’État constitutionnel démocratique et le monopole que nous accordons au savoir institutionnalisé pour notre connaissance du monde.

Finalement, comment résumer votre démarche?

L’évolution de la rationalité occidentale est au point de rencontre entre une théorie critique de la communication et une étude de la pensée postmétaphysique. Ce sont les deux lignes de force que je me suis efforcé de dégager dans mes travaux.


Wednesday, December 29, 2021

Ute & Jürgen Habermas on Günter Fruhtrunk

In "Die Zeit" (December 30, 2021), Ute and Jürgen Habermas writes about the painter Günter Fruhtrunk (1923-1982) and his painting "Tagtraum Wiesengrund" (1978):

Unser Geschenk 

Eine Würdigung des Malers Günter Fruhtrunk, der im Mai 99 Jahre alt geworden wäre – und uns einst unter seltsamen Umständen ein Bild vermachte.

[The essay will also appear in Markus Ebner (ed.), Zuneigung (Leipzig: Spector Verlag, 2022)].

Excerpt:

"Der Titel unseres Bildes assoziiert vielleicht die musikalische Neigung des Komponisten Adorno zur frühen Romantik. Wie dem auch sei, neben dem Gesprengten Quadrat von 1975 ist Der Tagtraum eines der ganz wenigen Bilder, in denen sich die Dynamik der drängenden, manchmal sogar farblich schrillen, den Beobachter jedenfalls aufreizenden Konstruktionen zu einer reifen, ungewohnt gefassten Souveränität des Ausdrucks gewissermaßen beruhigt hat. In diesem Bild dürfen sich die senkrecht verlaufenden, durch feine dunkelblaue Linien voneinander getrennten, (von links nach rechts) grünen, schwarzen und gelben Streifen ausstrecken und zu breiteren Flächen so ausdehnen, dass damit die wie immer unschattiert monochromen Farben erst den Raum zur vollen Entfaltung ihrer suggestiven Wirkung gewinnen. Allein die gelbe, den Blick zuerst auffangende Fläche wird noch einmal von zwei parallel verlaufenden schmalen schwarzen Streifen durchzogen – aber auch so, dass insgesamt die Ausgewogenheit der Wirkung dieses senkrecht gegliederten Nebeneinanders der eher ausladenden Farbstreifen nicht beeinträchtigt wird. Diese beruhigende Wirkung zeigt sich sogar im Vergleich mit den etwa zeitgleich entstandenen, in ihrer Komposition dem Tagtraum ähnlichen Bildgruppen Erosion und Emanation; selbst sie sind für den Betrachter beunruhigender – im einen Fall durch ein grelles Dunkelrot, im anderen durch die stichige Zusammenstellung von Gelb und Violett.

Während das Werk im Ganzen eher die gewaltige Unruhe, ja Zerrissenheit einer Malerexistenz widerspiegelt, die in Verzweiflung enden wird, zeichnet sich der Tagtraum durch eine fast klassisch aufeinander abgestimmte Organisation der zu grünen, schwarzen und gelben Farbflächen ausgebreiteten Streifen aus. Von seinen konstruktivistischen Anfängen, die er nie verleugnete, hat sich Fruhtrunk entfernt, indem er die Dynamik seiner Farbkompositionen im Hinblick auf die sinnliche Erregung konzipierte, die diese im Auge des Betrachters mobilisieren soll. Mit dieser Dynamik schien er das Unstete und Getriebene seiner eigenen Existenz gleichzeitig ausdrücken und zähmen zu wollen." 

                   (Photo by Barbara Klemm, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2009)
                  "Tagtraum Wiesengrund" (1978): Acrylic and vinyl paint on canvas. 140x195 cm.



New Papers on Rawls's Philosophical Legacy

The latest issue of the Italian journal "Etica & Politica" (vol. 23, no. 3, 2021) features articles on "John Rawls's Philosophical Legacy":

* Daniel Loewe & David Martínez - "Fifty Years of A Theory of Justice: Influences and Legacy" (PDF)

* Otfried Höffe - "John Rawls’ Philosophie der Gerechtigkeit" (PDF)

* James Gledhill - "A Theory of Justice as Rorschach Test" (PDF)

* David Martínez - "The Idea of an Overlapping Consensus and the Kantian Interpretation of Political Liberalism" (PDF)

* Frank I. Michelman - "Constitutional Rights and “Private” Legal Relations: A Note on a Rawlsian View" (PDF)

* Paula Casal  - "Gender, Social Justice, and Publicity" (PDF)

* Pierpaolo Marrone - "Shades of Communitarianism" (PDF)


Thursday, December 02, 2021

Interview with Habermas in "Philosophie Magazine"

Interview with Jürgen Habermas in the French "Philosophie Magazine" (no. 155, December 2021):

"La philosophie cesserait d’être elle-même si elle perdait des yeux ‘le tout’"

(Paywall)

Excerpt:

En France vient de paraître le premier tome de votre monumentale ”Histoire de la philosophie”, où il est notamment question du rôle de la philosophie. Quel est-il?

Les sciences progressent en se spécialisant de plus en plus; mais elles ne perdent pas pour autant leur caractère scientifique, elles ons plutôt tendance à le renforcer. La philosophie doit elle aussi continuer à se spécialiser sans cesse, dans la mesure où elle réfléchit à ces progrès de la connaissance. Mais elle cesserait d'être une philosophie si, ce faisant, elle perdait des yeux “le tout”. Je n'entends pas pas là - "le monde dans son ensemble" mais l'arrière-plan donné de manière seulement implicite, celui du monde de la vie, face auquel nous nous demandons ce que signifient, pour nous, les progrès scientifiques. Cette rèfèrence à nos personnes, comme individus contemporains et êtres humains en général, fait la dinstiction entre la compréhension philosophie de soi et les sciences, orientées méthodiquement vers leurs domaines d'objets respectifs. Avec mon dernier livre, j'ai aussi voulu montrer comment, avec Hume et Kant, se ramifient deux lignes de pensée qui s'éloignent l'une de l'autre comme deux continents à la dérive. L'une conçoit la philosophie comme une discipline scientifique parmi d'autres et qui se spécialise - ce qui n'est pas faux - sur la reconstruction rationelle d'un "su" déterminé et seulement intuitif - sur le savoir de la manière dont on perçoit ou ressent quelque chose, dont on agit ou dont on parle, dont on pratique la science ou dont on dit le droit. L'autre direction utilise ce savoir reconstitué pour apporter, avec un regard sur les problèmes pressant du moment, une constribution à la compréhension rationelle du monde et de soi-même par les générations contemporaines. Ces directions contraires sont du reste exposées à des risques complémentaires, ceux du scientisme et de l'amateurisme.



Sunday, November 28, 2021

Interview with Habermas in L'Obs

A new interview with Jürgen Habermas in the French magazine "L'Obs" (November 25, 2021):

"Nous vivons une époque de régression politique"

 (Behind a paywall)



Sunday, November 21, 2021

Richard Rorty's lectures on "Pragmatism as Anti-Authoritarianism"

Robert Brandom has uploaded videos of Richard Rorty's ten lectures "Pragmatism as Anti-Authoritarianism", delivered at the University of Girona, Spain, in 1996. The lectures have been published in a book earlier this year (edited by Eduardo Mendieta and with a foreword by Robert Brandom). [A preview here]

"Pragmatism as Anti-Authoritarianism" PART 1


Eight lectures:

1. Is knowledge the most distinctively human capacity (0:02:18)

2. Pragmatism as romantic utilitarianism (1:41:24)

3. Is the topic of truth relevant to democratic politics? (2:36:59)

4. Is reason unified by universalistic presuppositions? (3:34:59)

5. Introduction to McDowell's book (4:23:19)

6. Wilfrid Sellars and Donald Davidson (5:16:24)

7. Pan-relationalism, a vision of a world without substances, part I (7:12:35)

8. Pan-relationalism, a vision of a world without substances, part I (8:13:30)


"Pragmatism as Anti-Authoritarianism" PART 2.


Two lectures:

9. The distinction between morality and prudence (0:00.02)

10. Justice as a larger loyality (1:53:00)


Saturday, November 13, 2021

On the relationship between morality and ethical life

Jürgen Habermas' lecture at Goethe University Frankfurt on June 19, 2019, is now available in an English translation:

"Once again: On the relationship between morality and ethical life[Open access]

(European Journal of Philosophy, vol. 29, no. 3 (2021), pp. 543-551).


You can read the original German version here:

Noch einmal: Zum Verhältnis von Moralität und Sittlichkeit" (PDF). 

It has been published in Deutsche Zeitschrift für Philosophie vol. 67, no. 5 (2019), and in Rainer Forst & Klaus Günther (eds.), Normative Ordnungen (Berlin: Suhrkamp, 2021).


Friday, November 12, 2021

Updated Habermas bibliographies

 I have updated my Habermas bibliographies at HabermasForum.dk:

* Bibliography of works by Jürgen Habermas 1951-2021

Habermas bibliography II: Articles, lectures, interviews, and books 1992-2021

* Articles and Books on Jürgen Habermas 1961-1981

* Articles and Books on Jürgen Habermas 1982-1991

* Articles and Books on Jürgen Habermas 1992-2000

* Articles and Books on Jürgen Habermas 2001-2009

* Articles and Books on Jürgen Habermas 2010-2021

I have published these lists of primary and secondary literature in various forms since 2001.

Note: If you wonder why my bibliographies have some similarity to the lists published by Luca Corchia, the reason is simple: A substantial part of his lists consists of texts which are copy-pasted from my work. This kind of plagiarism was already evident in the bibliography he published in “Il Trimestrale. The Lab's Quarterly” 1/2008 (University of Pisa): 21 pages – pp. 234-254 – are mostly a copy of my Habermas bibliography at HabermasForum.dk with added references to Italian translations. You can compare these pages by Corchia with my text (I have marked all the entries which are reproduced in Corchia’s bibliography) - and these pages with this. Even the web addresses of my links to the various online publications are copiedThe plagiarism has continued over the years, including his latest paper uploaded at academia.edu: “Studies on Jürgen Habermas 1961-2020”. In this paper most of the information about reprints and English/German translations is copied from my bibliographies, see this sample

Please note that in the publication from 2008 - and various papers - his references (Gregersen etc.) are not accurate: He only mentions names and years, but fails to include any further details. For instance there are no references to the actual publications or web addresses. 

Thursday, October 28, 2021

Why Rawls?

The German webblog "Soziopolis" has asked 11 German philosophers and political scientists the question: "Why Rawls?"

See the answers here: Jürgen Habermas, Beate Roessler, Hubertus Buchstein, Jeanette Ehrmann, Rainer Forst, Lisa Herzog, Otfried Höffe, Luise Müller, Peter Niesen, Walter Reese-Schäfer, and Gary Schaal.


Jürgen Habermas:

Q: Wie sah Ihre erste Begegnung mit Rawls’ Texten aus?

A: Diese erste Begegnung fand unter blamablen Umständen Anfang der 70er-Jahre statt. Ich erinnere nicht mehr das genaue Jahr, als mich Charles Taylor – wir kannten uns aus Montreal und Starnberg – zu einem Vortrag nach Oxford einlud. Am zweiten Tag sollte ich die beiden Heroen der Profession R. M. Hare und P. F. Strawson bei einem Lunch kennen lernen. Das war schon aufregend genug. Aber in Aufruhr geriert ich erst recht, als ich am Vorabend beiläufig erfuhr, dass ich bei dieser Gelegenheit – offenbar war ein Arbeits-Lunch vorgesehen – mit dem soeben nach Oxford berufenen Ronald Dworkin über einen bestimmten Aufsatz diskutieren sollte, und zwar über „Two Concepts of Rules“ von John Rawls. Peinlicherweise kannte ich diesen „allgemein bekannten“ Aufsatz nicht. Den besorgte mir ein freundlicher Kollege noch über Nacht. Bis heute kann ich mich an Einzelheiten dieser ungewöhnlichen Situation – meiner ersten Begegnung sowohl mit einem Text von Rawls wie mit so vielen einschüchternden Geistesgrößen in persona – nicht erinnern. Dasselbe versicherte mit Dworkin, als wir uns später anfreundeten. Sollte alles doch eher unauffällig über die Bühne gegangen sein?

Persönlich habe ich Rawls erst in den 80er-Jahren kennen gelernt, als ich bei einem Besuch in Cambridge sein Seminar besuchte – ich war von der freundlichen Aufmerksamkeit dieser rücksichtsvollen, vollkommen uneitlen Person schon auf den ersten Blick beeindruckt. Ich kenne keinen Kollegen, der durch seine unbestechlich-unprätentiöse Haltung in ähnlicher Weise so unmittelbar ein Distanz wahrendes Vertrauen erweckt. Rawls schien mich zu kennen, weil unser Sohn Tilmann bei ihm studiert hatte. Vor der Veröffentlichung seines Buches Political Liberalism hat er mich dann zu der bekannten Auseinandersetzung im Journal of Philosophy eingeladen. Damals hat übrigens Rainer Forst, der gerade von seinem Studium bei Rawls zurückgekommen war, den clue der Revision, die Rawls inzwischen an der Theorie der Gerechtigkeit vorgenommenen hatte, besser verstanden als ich. Jener erste Gedankenaustausch gab jedenfalls den Auftakt zu einer bis zu Rawls’ Tod nicht abreißenden Reihe von freundschaftlich-lehrreichen Diskussionen, sowohl bei seinen Besuchen in Frankfurt wie auch in den USA. Im Hinblick auf den sachlichen Ertrag unserer Debatte hat James Gordon Finlayson vor zwei Jahren ein vorzügliches Buch publiziert.

Q: Welcher Teil, welche Idee, welcher Begriff, welche Beobachtung des Rawls’schen Werkes ist für Sie von besonderer Bedeutung?

A: Zu meinem Erstaunen stelle ich jetzt an den vielfältigen Anstreichungen und Anmerkungen in meinem Exemplar der deutschen Übersetzung fest, dass ich die Theorie der Gerechtigkeit erst 1975, wohl auf Anregung von Ernst Tugendhat, intensiv gelesen habe. Ich hatte damals den im Gespräch mit Karl-Otto Apel gemeinsam entwickelten Ansatz zu einer Diskursethik im Kopf und war natürlich begeistert, einer im Detail so sorgfältig durchgeführten, unverkennbar Kantianischen Position zu begegnen. Bei uns war ein Jahr zuvor der Sammelband von Manfred Riedel Zur Rehabilitierung der Praktischen Philosophie erschienen – ein unentschiedener Überblick über das breite Spektrum von Ansätzen, die sich in der Bundesrepublik mehr oder weniger im Anschluss an die verschiedenen Traditionen der Ethik entwickelt hatten. Demgegenüber markierte das Buch von Rawls nun eine Zäsur sowohl in methodischer wie in inhaltlicher Hinsicht.

Was das Methodische angeht, gab es – und gibt es bis heute – keine moraltheoretische Untersuchung, die sich in der systematischen Anlage und vor allem im Husserl’schen Pathos der „Durchführung“ mit der Klarheit, dem Reichtum und der Genauigkeit der detaillierten Analysen der Theorie der Gerechtigkeit messen kann. Und um einzuschätzen, was diese Theorie damals inhaltlich bedeutet hat, muss man sich die Situation in der tonangebenden angelsächsischen Philosophie in Erinnerung rufen: In der praktischen Philosophie herrschten dort die empiristischen Ansätze in der sprachanalytischen Nachfolge von Hobbes, Hume, Bentham und John Stuart Mill fast ohne Konkurrenz. Diese Vorherrschaft war mit dem Erscheinen jenes Buches wie auf einen Schlag beendet. An die Stelle von Zweckrationalität, Gefühl, Interesse und Entscheidung trat jetzt die Interessen verallgemeinernde praktische Vernunft. Was mich betrifft, habe ich diese Theorie von vornherein in dem konstruktivistischen Sinne gelesen, den John Rawls 1980 in seinen John Dewey Lectures an der Columbia University ausgeführt hat. Hingegen fand ich den Schritt zum Politischen Liberalismus nicht wirklich überzeugend; nach meiner Auffassung hat Rawls damit der praktischen Vernunft im Kantischen Sinne das letzte Wort zugunsten religiöser und anderer Weltbilder entzogen.

Q: Lohnt es sich aus Ihrer Sicht auch heute noch, Rawls’ Schriften zu lesen?

A: Ein solches Werk, das sich auf so viele einzelne Schritte in der Durchführung jedes tragenden Argumentes stützt, besitzt ein Gewicht, an dem die Philosophie fortan nicht einfach wird vorbeigehen können. Die historistischen Argumente, die heute auf breiter Front gegen Rawls’ Normativismus ins Feld geführt werden, nehmen, soweit ich das noch übersehe, die Auseinandersetzung nicht auf dem Niveau jener Rationalitätsdebatte auf, die während der 1980er-Jahre schon einmal zwischen Davidson, Putnam, Apel, Gadamer, Rorty, Foucault und Derrida geführt worden ist. ‚Ideale Theorien‘ im Sinne von Rawls haben es natürlich mit dem Problem der Rechtfertigung ihrer normativ gehaltvollen Grundbegriffe zu tun. Aber auch rekonstruktive Ansätze stoßen letztlich auf den nicht-hintergehbaren vernünftigen, und das heißt universalen Gehalt von intuitiv vorgenommenen Voraussetzungen, die die Beteiligten ‚immer schon‘ performativ in Anspruch nehmen. Wenn der Historiker dieses allein im Mitvollzug nachzukonstruierende Vollzugswissen aus der Beobachterperspektive erneut objektiviert, nimmt er eine ‚Perspektive von Nirgendwo‘ ein, die es auf dieser Reflexionsstufe nicht mehr geben kann.

Wednesday, October 27, 2021

Habermas at conference on "Auch eine Geschichte der Philosophie"

Jürgen Habermas took part in the conference "Vernünftige Freiheit und öffentliche Vernunft. Jürgen Habermas' Auch eine Geschichte der Philosophie im Diskurs", organized by "Evangelischen Akademie" in Tutzing (south of Starnberg), October 25-27, 2021.

See the reports in the German newspapers:

* Miguel de la Riva in "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (November 1): "Elektrisierende Lektüre im Zug nach Frankfurt

Excerpt:

Er habe nur ein "normales philosophisches Buch" schreiben wollen, sagt Jürgen habermas. Damit will er nicht mit falscher Bescheidenheit sein monumentales, mehr als 1700 Seiten dickes Alterswerk "Auch eine Geschichte der Philosophie" kleinreden. Vielmehr drückt er so seine Überraschung darüber aus, wie sehr sich die Rezeption der beiden vor zwei Jahren erschienenen Bände bislang um die Frage dreht, was von Religion und Metaphysik heute noch zu retten sei. (....)

Die "okzidentale Konstellation von Glauben und Wissen" habe er im Buch nur deshalb zum zentralen Motiv erhoben, weil sich die "Frage, was sich die Philosophie noch zutrauen kann und soll", daran entscheide, wie sie sich zum "transformierten Erbe religiöser Herkunft" verhält, wie es im Vorwort heißt – einem Erbe, das in Gestalt von Kant und den deutschen Idealisten allerdings längst Philosophie geworden ist. Die Angewiesenheit der Philosophie auf die Religion, der Moderne auf den tradierten Ritus, die dem Buch zuweilen entnommen wurde, wollte Habermas eingeschränkt wissen: Der Abschied von der Metaphysik entlocke ihm keine Träne, gesellschaftliche Probleme müssten heute selbstverständlich "kraft allein praktischer Vernunft" gelöst werden."  

Jens-Christian Rabe in "Süddeutsche Zeitung" (October 28): Jürgen Habermas in Hochform

Excerpt:

Versammelt sind Freunde, Weggefährten und Komplizen, allesamt eher kritische Bewunderer als Kritiker. Andererseits sind Ton und Atmosphäre dadurch so locker, entspannt und warm, dass der Blick ganz frei ist auf das Wesentliche des riesigen philosophischen Werks von Jürgen Habermas, das sich mit "Auch eine Geschichte" auf bemerkenswerte Weise rundet.

Und so kommt es immer wieder zu Momenten wie dem nach dem Vortrag von Martin Seel. Habermas geht sichtlich ergriffen zur Antwort aufs Podium - und sagt in seinem typisch nachdenklichen und doch zugewandt-zupackenden Ton: "Seel stellt die Frage, die ich mir gar nicht gestellt habe: Warum eigentlich die Philosophie als Lernprozess beschreiben?" Und Seels Überlegungen hätten ihn nun auch zur Antwort geführt: Nur so könne er sie in ihrer Zeitlichkeit erfassen und erzählen, ohne ihren Wahrheitsanspruch aufgeben zu müssen. Das ist auch für einen nachmetaphysischen Philosophen, der die Kehre zur Anything-goes-Postmoderne und ihrer tiefen Wahrheitsskepsis nie mitmachte, keine Kleinigkeit. Denn die postmoderne Wahrheitsskepsis hat ihn spürbar nicht unbeeindruckt gelassen, er wäre andernfalls ja auch ein schlechter Nachmetaphysiker.

Es sind solche großen melancholischen Momente, die in Erinnerung bleiben. Die Auseinandersetzung mit dem religiösen Erbe der Philosophie hat Habermas, der natürlich bitte auf jeden Fall immer noch als strikt säkulärer Denker verstanden werden will, sensibler gemacht für den Umstand, der auf der Tagung auf den schönen Satz gebracht wird: "Argumente trösten nicht." Ein magischer Rest unserer Kommunikation wird von "argumentativen Formen" offenbar nicht eingeholt. Das muss selbst der strenge Rationalist Habermas in seinem Schlusswort zugeben, auch wenn er dem Phänomen sympathischerweise erkennbar staunend gegenübersteht, wenn auch nicht völlig verständnislos: Am Anfang, als ganz junger Student, da seien für ihn viel wichtiger als Philosophen oder Soziologen die Theologen gewesen: "Das waren die einzigen Professoren, die so reden konnten, dass man als Student berührt war."

Jörg Später in "taz": "Längst nicht am Ende(October 29).

Excerpt:

Die Laudatio auf Habermas’ Philosophiegeschichte hielt Jan Philipp Reemtsma, der bereits 2001 den Philosophen bei der Verleihung des Friedenspreises des Deutschen Buchhandels gewürdigt hatte. Damals hatte er die „Anschlussfähigkeit“ von Habermas’ Denken und Forschen hervorgehoben, nun bezeichnete er den „Roman abendländischen Denkens“ als „Eulenflug“. Die Eule der Minerva kommt von ihrem Flug zurück und berichtet, was sie gesehen hat: eine Erfolgsgeschichte, denn die Menschheit lernt!

Habermas hingegen war mit diesem Bild nicht einverstanden: Sein Buch sei nicht in Abschiedsstimmung verfasst worden, demnach nun eine bestimmte Philosophie an ihr Ende gekommen sei. Sondern als Ermutigung, dass Philosophie weiter dem praktischen Gebrauch von Vernunft und der Sozialintegration dienen könne. Der Befund von Lernprozessen bedeute auch keine teleologische und ungebrochene Fortschrittserzählung, denn sie habe weder Anfang noch Ziel, noch sei dieses Lernen gegen Einbrüche und Regressionen gefeit.