Thursday, June 21, 2018

Neues Buch von Honneth: Anerkennung, eine europäische Ideengeschichte


Anerkennung. Eine europäische Ideengeschichte

von Axel Honneth

(Suhrkamp Verlag, 2018)

238 Seiten




Kurzbeschreibung

In seinem neuen Buch rekonstruiert Axel Honneth die Idee der Anerkennung in der Vielfalt der Bedeutungen, die sie seit Beginn der Moderne in Europa angenommen hat. Mit Blick auf drei wirkmächtige europäische Denktraditionen – die französische, die britische und die deutsche – zeichnet er nach, wie sie aufgrund unterschiedlicher politisch-sozialer Herausforderungen jeweils ganz verschiedene philosophische Interpretationen und gesellschaftspolitische Ausprägungen erfahren hat.
Während in Frankreich mit reconnaissance die Gefahr des individuellen Selbstverlustes assoziiert wird, gilt der Prozess der recognition in Großbritannien als Bedingung der normativen Selbstkontrolle; und hierzulande meint Anerkennung auch die Vollzugsform allen wahren Respekts unter Menschen. Erstaunlich ist, dass keine dieser drei Bedeutungen, deren Wurzeln bis ins 17. Jahrhundert zurückreichen, in der Gegenwart an Einfluss verloren hat. Ob sie sich heute eher ergänzen oder gegenseitig im Weg stehen, zeigt diese Studie, die auch einen Beitrag zur Klärung unseres aktuellen politisch-kulturellen Selbstverständnisses leistet.

"Jürgen Habermas in Dankbarkeit gewidmet."

Inhalt

Vorbemerkung [pdf]

1. Ideengeschichte versus Begriffsgeschichte: Methodische Vorüberlegungen
2. Von Rousseau zu Sartre: Anerkennung und Selbstverlust
3. Von Hume zu Mill: Anerkennung und Selbstkontrolle 
4. Von Kant zu Hegel: Anerkennung und Selbstbestimmung
5. Anerkennung im ideengeschichtlichen Vergleich: Versuch eines systematischen Resümees

Es handelt sich um das überarbeitete Manuskript für vier Vorträge an der Universität Cambridge, Mai 2017: The J.R. Seeley Lectures 2017: Recognition - a chapter in European Intellectual History

Tuesday, June 19, 2018

New interview with Habermas on democracy, moral learning and social integration

A new interview with Jürgen Habermas in the French journal "Cités" (issue 74, 2018, pp. 135-155):

"Sur la politique et l’histoire"

The main topics are: parliamentary institutions, the public sphere, law and autonomy, the left in France, irrationality and violence, moral learning processes, social integration, and religion and philosophy. 

The interview is conducted by Jean-Marc Durand-Gasselin, who also has written the introduction to Jürgen Habermas's "Philosophical Introductions: Five Approaches to Communicative Reason" (Polity Press, forthcoming 2018).  

An excerpt

Q: Comment avez-vous été amené à la fin des années 1950 à considérer que l’espace public et ses transformations structurelles avaient une dimension centrale pour éclairer la politique moderne?

A: C’est une question intéressante qui me permet également de revenir sur ma compréhension du parlementarisme: je n’ai jamais été un défenseur conservateur de la démocratie représentative. À l’époque où je découvrais les austro-marxistes, à la fin des années 1950, il y avait une sociologie politique (je me souviens de noms comme Juan Linz et Seymour M. Lipset) qui donnait le ton et mettait en scène, en face à face, d’un côté une raison incarnée par les organes de représentation et d’organisation sociale et, de l’autre, des masses démocratiques imprévisibles. Contre cette théorie prétendument libérale et contre toutes les théories schumpétériennes des élites, j’ai mis en évidence la pertinence de l’espace public et des débats publics. Car le parlement devient, comme nous le voyons précisément aujourd’hui, le bras armé d’une entreprise technocratique lorsqu’il n’est pas enraciné dans les discussions vitales de la société civile et ne reste pas en contact avec un espace public vivant. Et un espace public politique ne "vibre" que tant qu’il génère des convictions publiques concurrentes, celles-ci ne devant pas pouvoir être imputées en premier lieu au travail de relations publiques de groupes d’intérêts mais à des impulsions venues de la société civile elle-même. Dans la compétition des opinions doit se refléter l’élément anarchique de citoyens qui font usage de leur liberté de communication dans la contradiction.
La constitution de l’espace public politique d’un pays convient bien comme test de vitalité pour l’état de la démocratie. Les espaces publics nationaux sont aujourd’hui largement dominés par une situation postdémocratique. Les institutions démocratiques deviennent des façades trompeuses car il subsiste de moins en moins de questions pertinentes qui peuvent encore être décidées sur la scène publique des États nationaux. Un tissu opaque, sans légitimité démocratique, d’organismes internationaux détermine sous une forme filtrée les impératifs des marchés mondialisés et s’adressent à des gouvernements nationaux complaisants – on appelle cela governance. Il manque en effet, à ce niveau transnational, un governement tenu de réagir aussi aux voix des citoyens. Comme Emmanuel Macron l’a reconnu, c’est cela le grand défi: les États nationaux ne peuvent régénérer leurs capacités perdues d’action politique, contre les réactions défensives des populistes de droite et des nationalistes de gauche, qu’au niveau transnational, par exemple dans une Union Euro, pour redonner voix aux citoyens. Cependant, les parlements restent l’indispensable chaînon entre la capacité d’action politique d’institutions publiques et le rattachement des processus organisés de décision à la formation de l’opinion et de la volonté dans la société civile. Les parlements sont nécessaires parce qu’ils jouent le rôle d’une charnière rationalisante entre les deux parties.
Mais venons-en à votre question sur les motifs de mon travail sur "les transformations structurelles de la publicité". Une raison personnelle pour laquelle, dès la fin des années 1950, la question du pouvoir émancipateur de l’espace public politique m’apparaissait comme centrale, fut certainement le lourd climat répressif de l’époque Adenauer: l’évocation de l’époque nazie était réprimée, et les jeunes gens que nous étions aspirions à une discussion publique de ce qui était passé sous silence, au brise-glace d’un débat politique ouvert. Un autre motif s’explique par cette circonstance biographique qui était qu’à l’origine j’avais voulu devenir journaliste et que j’avais déjà travaillé pour des journaux pendant mes études. Lorsque ensuite à Francfort, j’avais dans une certaine mesure rattrapé on the job des études de sociologie, j’étais tombé sur la littérature en vogue sur la masscommunication et la mass-culture (littérature qui, du reste avait fortement progressé aux États-Unis sous l’impulsion d’émigrés allemands, ainsi que le montrent également les analyses d’Adorno consacrées à l’industrie culturelle).
En troisième lieu, il y a aussi une impulsion proprement théorique me portant vers le projet de faire converger la naissance d’un public littéraire et politique aux xviie et xviiie siècles avec la fondation révolutionnaire d’États constitutionnels et démocratiques aux États-Unis et en France. Dans les années 1920-1930, Carl Schmitt avait esquissé les grandes lignes de l’histoire de la décadence du pouvoir absolutiste et des formes pré-modernes de représentation symbolique du pouvoir ecclésiastique et étatique en mettant précisément en relief cette connexion par sa critique. Dans sa vision fasciste, il déplorait la naissance d’un espace public politique et l’influence politique grandissante de "l’opinion publique". Il défendait la thèse selon laquelle ceux-ci auraient sapé l’autorité du pouvoir monarchique et donc aussi la substance normativement inconditionnelle de l’État. Dans son livre sur Hobbes, il justifie d’ailleurs cette tendance dans l’histoire des idées par l’influence subversive d’intellectuels juifs; sa galerie antisémite allait de Spinoza à Kelsen en passant par Heine, Börne et Marx. Ces arguments contre le pluralisme des intérêts et des opinions déchaîné dans l’espace public politique, contre "la dictature de la discussion" étaient également en vogue dans la conjoncture de la République fédérale des années 1950 grâce à l’autorité persistante de l’école de Carl Schmitt. Même dans ma génération, ils ont encore rencontré un écho, par exemple chez le célèbre historien Reinhart Koselleck. Ce point de départ théorique m’a poussé à défendre le contraire et a joué un rôle dans mon choix de l’espace public comme sujet.


Thanks to Valéry Pratt for the pointer!

Thursday, June 14, 2018

Oxford Handbook of Distributive Justice


The Oxford Handbook of Distributive Justice

Edited by Serena Olsaretti

(Oxford University Press, June 2018)

752 pages





Description

Distributive justice has come to the fore in political philosophy in recent decades: how should we arrange our social and economic institutions so as to distribute fairly the benefits and burdens of social cooperation? Thirty-two leading figures from philosophy and political theory present specially written critical assessments of the state of research on a broad range of questions about distributive justice. The first seventeen chapters examine different views of distributive justice and its role in political philosophy, and consider some key methodological questions facing theorists of justice. The remaining fifteen chapters investigate questions about the implementation of distributive justice with regard to a range of aspects of society, including gender, race, the family, education, work, health, language, migration, and climate change.

Contents [preview]

Abstracts of each chapter here.

Introduction: The Idea of Distributive Justice - Serena Olsaretti

Part I - Contemporary Approaches

1. Rawls on Distributive Justice & the Difference Principle - Samuel Freeman
2. Dworkin and Luck Egalitarianism: A Comparison (pdf) - Richard Arneson
3. Equality versus Priority (pdf) - Michael Otsuka & Alex Voorhoeve
4. Sufficiency and Needs-Based Approaches - Gillian Brock
5. The Capability Approach - Ingrid Robeyns
6. Libertarianism, Left and Right - Joseph Mazor & Peter Vallentyne
7. Desert-Based Justice - Jeffrey Moriarty

Part II - Distributive Justice and Other Virtues

8. Retributive Justice - Larry Alexander
9. The Good Society - Stephen Wall
10.The Ethics of Care - Virginia Held
11. The Theory and Politics of Recognition - Colin Bird

Part III - Foundational Disputes

12. Distributive justice and Human Nature - Paula Casal
13. Political and Distributive Justice - Chad Van Shoelandt & Gerald Gaus
14. Consequentialism and Deontology - Jonathan Quong
15. Ideal Justice - David Schmidtz
16. Constructivism, Intuitionism, Ecumenism - Aaron James
17. Conceptual Analysis - Matthew Kramer

Part IV - The Application of Distributive Justice

18. Gender - Anca Gheaus
19. The Family - Colin Macleod
20. Education - Matthew Clayton
21. Health - Shlomi Segall
22. Discrimination - Kasper Lippert-Rasmussen
23. Race - Bernard R. Boxill
24. Work - Paul Gomberg
25. Exploitation - Ben Ferguson & Hillel Steiner
26. Public Goods - David Miller & Isaac Taylor
27. Cultural and Religious Minorities - Peter Jones
28. Language - Alan Patten
29. Justice Beyond Borders - Michael Blake
30. Migration - Sarah Fine
31. Climate Change - Simon Caney
32. Future Generations - Rahul Kumar

Wednesday, June 13, 2018

New & forthcoming books and articles on Jürgen Habermas

Books

The Habermas Handbook
HAUKE BRUNKHORST, REGINA KREIDE & CRISTINA LAFONT (eds.)
(Columbia University Press, 2017)

Habermas und die Religion
FRANZ GRUBER & KLAUS VIERTBAUER (eds.)
(WBG Verlag, 2017)

Postsäkulare Gesellschaft und Religion: Zum Spätwerk von Jürgen Habermas
TOBIAS RENNER
(Verlag Herder, 2017)

Jürgen Habermas: Une biographie
STEFAN MÜLLER-DOOHM 
(Gallimard, 2017)

L'ambivalence de la modernité: Habermas vis-à-vis de Derrida
KHALDOUN NABWANI
(Editions L'Harmattan, 2017)

Nuremberg, les droits de l’homme, le cosmopolitisme. Pour une philosophie du droit international
VALÉRY PRATT
(Le Bord de l'eau, 2018)

Habermas and Feminism
TAINE DUNCAN
(Palgrave MacMillan, September 2018)

The Postsecular Political Philosophy of Jürgen Habermas
DAFYDD HUW REES
(University of Wales Press, september 2018)

Theologie und Politische Theorie: Kritische Annäherungen zwischen Zeitgenössischen theologischen Strömungen und dem politischen Denken von Jürgen Habermas
ENEIDA JACOBSEN
(Peter Lang Verlag, forthcoming)

Theses

Justification and Moral Cognitivism. An Analysis of Jürgen Habermas's Metaethics
JOHAN ELFSTRÖM
Uppsala University, 2018

What is Missing? Jürgen Habermas's Turn to a "Post-secular Society" and the Limits of Postmetaphysical Modernity
NICOLAE ADRIAN ATANASESCU
University of Toronto, 2017

Articles

Postsecularism, Translation, and Religion: Jürgen Habermas
CAMIL UNGUREANU & PAOLO MONTI
Contemporary Political Philosophy and Religion, by Camil Ungureanu & Paolo Monti (Routledge, 2018)

Jürgen Habermas als politischer Intellektueller
ALFONS SÖLLNER
Die Zukunft Europas in einer Welt im Umbruch, ed. by Wolfram Hilz & Antje Nötzold (Springer Verlag, 2018), pp. 449-465

Political Ambivalence as Praxis: The Limits of Consensus in Habermas’s Theory of the Public Sphere
JORDAN McKENZIE
Critical Horizons vol. 19 no. 1 (2018), pp. 35-48

What Brandom Won’t Make Explicit; On Habermas’s Critique of Brandom
ANNA MICHALSKA
Philosophy & Social Criticism vol. 44 no. 1 (2018), pp. 41-60

Habermas and (the) Enlightenment
WILLIAM OUTHWAITE
Philosophical Inquiry vol. 42 no. 1/2 (2018), pp. 1-13

Are There Limits to Postmetaphysical Thought? Jürgen Habermas’ Conception of Normativity in a Secularised Society
STEFAN MÜLLER-DOOHM 
Philosophical Inquiry vol. 42 no. 1/2 (2018), pp. 145-167

Lehrer einer Schule oder Exponent eines Paradigmas? Jürgen Habermas und die kritische Theorie
STEFAN MÜLLER-DOOHM
Der aufrechte Gang im windschiefen Kapitalismus, ed. by Rüdiger Dannemann, Henry W. Pickford & Hans-Ernst Schiller (Springer Verlag, 2018) pp. 155-184

The Fact/Value Dichotomy: Revisiting Putnam and Habermas
SANJIT CHAKRABORTY
Philosophia, forthcoming

Habermas’s Discourse Ethics and Hegel’s Critique of Kant
DAVID MARTINEZ
Philosophy & Social Criticism, forthcoming

The Purest Form of Communicative Power. A Reinterpretation of the Key to the Legitimacy of Norms in Habermas's Model of Democracy
MARIA EMILIA BARREYRO
Constellations, forthcoming

Democracy and Public Communication: A Durkheimian Lens on Habermas
ATLE MØEN
Acta Sociologica, forthcoming


See also my guide to the secondary literature on Habermas 1992-2018 (pdf).

Monday, May 07, 2018

Habermas interview in "El Pais"

Interview with Jürgen Habermas in the Spanish newspaper "El Pais" (April 25, 2018):

Por Dios, nada de gobernantes filósofos!”

Excerpts

Q: En el paisaje hipertecnologizado de hoy, donde triunfan los mal llamados saberes útiles, ¿qué vigencia y sobre todo qué futuro tiene la filosofía? 

A: Mire, soy de la anticuada opinión de que la filosofía debería seguir intentando responder a las preguntas de Kant: "qué puedo saber"?, "qué debo hacer"?, "qué me es dado esperar"? y "qué es el ser humano"? Sin embargo, no estoy seguro de que la filosofía, tal como la conocemos, tenga futuro. Actualmente sigue, como todas las disciplinas, la corriente hacia una especialización cada vez mayor. Y eso es un callejón sin salida, porque la filosofía debería tratar de explicar la totalidad, contribuir a la explicación racional de nuestra manera de entendernos a nosotros mismos y al mundo.

Q: Kant + Hegel + Ilustración + marxismo desencantado = Habermas. ¿Le sirve esta ecuación para despejar la “x” de su ideología y de su pensamiento? 

A: Si hay que expresarlo en estilo telegráfico, estoy de acuerdo, aunque no sin una pizca de la dialéctica negativa de Adorno…

Q: Creo que prepara un nuevo libro sobre la religión y su fuerza simbólica y semántica como remedio a ciertas lagunas de la modernidad. Puede contarnos algo sobre ese proyecto?

A: Bueno, la verdad es que este libro no trata tanto de religión como de filosofía. Yo espero que la genealogía de un pensamiento posmetafísico desarrollado a partir de un discurso milenario sobre la fe y el conocimiento pueda contribuir a que una filosofía progresivamente degradada en ciencia no olvide su función esclarecedora.


Update:
English translation: "For God's sake, spare us governing philosophers".

Wednesday, April 25, 2018

European Digital Charter

Jürgen Habermas is among the signatories of "The Charter of Digital Fundamental Rights of the European Union". See the Charter here.



ART.7 (PRIVATSPHÄRE, VERTRAULICHKEIT UND DATENSCHUTZ)


(1) Jeder Mensch hat das Recht auf den Schutz seiner Daten und die Achtung seiner Privatsphäre.
(2) Personenbezogene Daten dürfen nur nach Treu und Glauben für festgelegte Zwecke beim Betroffenen erhoben und verarbeitet werden, wenn hierfür eine gesetzliche Grundlage besteht. Die Datenverarbeitung muss sicher, fair, transparent und nach dem Stand der Technik gestaltet werden.
(3) Rechte auf Löschung, Berichtigung, Widerspruch, Information und Auskunft sind zu gewährleisten.
(4) Jeder Mensch hat das Recht auf digitalen Neuanfang. Dieses Recht findet seine Grenzen in den berechtigten Informationsinteressen der Öffentlichkeit.
(5) Jeder Mensch hat das Recht, in seiner Wohnung frei und unbeobachtet zu leben.
(6) Jeder Mensch hat das Recht, seine Daten und Kommunikationen durch Wahl geeigneter Mittel gegen Kenntnisnahme Dritter zu schützen.
(7) Eine anlasslose Überwachung findet nicht statt.
(8) Die Einhaltung dieser Rechte wird von unabhängigen Stellen überwacht.



Monday, April 23, 2018

Essays in honor of Habermas

Philosophical Inquiry (vol. 42 issue 1/2) features essays in honor of Jürgen Habermas:

1. "Habermas and (the) Enlightenment" [preview] by William Outhwaite

2. "Popular Sovereignty, Populism and Deliberative Democracy" [pdf] by Kolja Möller 

3. "Responding to the Challenges of Globalisation: Habermas on Legitimacy" [preview] by Wilhelm Dagmar 

4. "Defining Cosmopolitanism: European Politics of the Twenty-first Century" [preview] by Anastasia Marinopoulou 

5. "A Cosmopolitan Legitimization of State Borders" [preview] by Julian Nida-Rümelin

6. "Alternative Visions of a New Global Order: What Should Cosmopolitans Hope for?" [abstract] by Cristina Lafont 

7. "System and Life-world, or Systems and Systemic Environments? Reflections on the Social and Political Theories of Habermas and Luhmann" [pdf] by Darrow Schecter 

8. "Are There Limits to Postmetaphysical Thought? Jürgen Habermas’ Conception of Normativity in a Secularised Society" [preview] by Stefan Müller-Doohm 

9. "The Problem of Limit Concepts in Habermas: Toward a Cognitive Approach to the Cultural Embodiment of Reason" [pdf] by Piet Strydom

10. "Democratic Self-Determination through Anarchic, Public Will-Formation: Towards a Robust Theory of Deliberative Democracy" [abstract] by Hauke Brunkhorst



Tuesday, April 10, 2018

Journalist Prize to Jürgen Habermas

Jürgen Habermas receives the German-French Journalist Prize (DFJP) 2018.

The award ceremony takes place in Berlin on July 4, 2018.

The Press release:

"Nach den Worten des DFJP-Vorstandsvorsitzenden und Intendanten des Saarländischen Rundfunks, Professor Thomas Kleist, würdigen die Organisatoren des Preises damit das jahrzehntelange Engagement des Gelehrten für ein demokratisch verfasstes Europa. „Jürgen Habermas hat durch seine wissenschaftliche Arbeit Generationen von Akademikern geprägt und durch seine regelmäßigen Zwischenrufe die Debatte über die Zukunft Europas maßgeblich mitbestimmt. Es ist uns deshalb eine Ehre und große Freude, diesen herausragenden Intellektuellen und ‚Weltbürger‘ auszuzeichnen und ihm für sein Lebenswerk zu danken.“
Dies gelte besonders angesichts der zentralen Rolle, die Deutschland und Frankreich für die weitere Entwicklung in Europa zukomme. „Jürgen Habermas steht für ein Europa der Bürger“, so Kleist, „sowie für eine offene Gesellschaft, deren rechtlicher Rahmen nur durch eine freie Willensbildung sowie durch unabhängige Wahlen geschaffen werden kann.“ Eine Fortentwicklung der Europäischen Union, die diesen Zielen gerecht wird, sei deshalb eine der Grundvoraussetzungen, um die Souveränität ihrer Mitgliedstaaten und der Bürgerinnen und Bürger in einer globalen Welt zu verteidigen. Kleist wörtlich: „Die Debatte über die Zukunft Europas ist ohne die Einwürfe und Zwischenrufe von Jürgen Habermas nur schwer vorstellbar.“ Für viele, die an eine noch engere Zusammenarbeit innerhalb Europas, an die Werte einer Demokratie und an das Recht jedes Einzelnen glaubten, sein Leben eigenverantwortlich zu gestalten, sei der Philosoph deshalb über die Jahre hinweg zu einem Idol geworden. Die Thesen und Argumente Jürgen Habermas‘ fänden zudem auch in der jüngeren Generation weiterhin großen Rückhalt und Aufmerksamkeit; der Philosoph gehöre deshalb unverändert zu den Leitfiguren und Hoffnungsträgern einer gerechteren und friedlicheren Zukunft.


Wednesday, March 28, 2018

New book: Human Rights - Moral or Political?



Human Rights: Moral or Political?

Ed. by Adam Etinson

(Oxford University Press, 2018)

528 pages




Description

Human rights have a rich life in the world around us. Political rhetoric pays tribute to them, or scorns them. Citizens and activists strive for them. The law enshrines them. And they live inside us too. For many of us, human rights form part of how we understand the world and what must (or must not) be done within it.
The ubiquity of human rights raises questions for the philosopher. If we want to understand these rights, where do we look? As a set of moral norms, it is tempting to think they can be grasped strictly from the armchair, say, by appeal to moral intuition. But what, if anything, can that kind of inquiry tell us about the human rights of contemporary politics, law, and civil society — that is, human rights as we ordinarily know them?
This volume brings together a distinguished, interdisciplinary group of scholars to address philosophical questions raised by the many facets of human rights: moral, legal, political, and historical. Its original chapters, each accompanied by a critical commentary, explore topics including: the purpose and methods of a philosophical theory of human rights; the "Orthodox-Political" debate; the relevance of history to philosophy; the relationship between human rights morality and law; and the value of political critiques of human rights.

Contents [Pre-view]

Introduction - Adam Etinson

I. THE RELEVANCE OF HISTORY

1. Rights, History, Critique - Martti Koskenniemi
* Doing Without an Original: A Commentary on Martti Koskenniemi - Annabel Brett
2. Human Rights in Heaven - Samuel Moyn
* Philosophizing the Real World of Human Rights: A Reply to Samuel Moyn - John Tasioulas
* Genealogies of Human Rights: What's at Stake? - Jeffrey Flynn

II. THE ORTHODOX-POLITICAL DEBATE

3. Human Rights: A Critique of the Raz/Rawls Approach - Jeremy Waldron
* On Waldron's Critique of Raz on Human Rights - Joseph Raz
4. Assigning Functions to Human Rights: Methodological Issues in Human Rights Theory - James W. Nickel
* On Being Faithful to the 'Practice': A Response to Nickel - Adam Etinson
5. The Concept of Human Rights: The Broad View - Andrea Sangiovanni
* Human Rights in Context: A Comment on Sangiovanni - Rainer Forst

III. MORALITY AND LAW

6. Taking International Legality Seriously: A Methodology for Human Rights - Allen Buchanan & Gopal Sreenivasan
* Instrumentalism and Human Rights: A Response to Buchanan and Sreenivasan - Erasmus Mayr
7. The Turn to Justification: On the Structure and Domain of Human Rights Practice - Mattias Kumm
* Human Rights and Justification: A Reply to Mattias Kumm - Samantha Besson
8. Appreciating the Margin of Appreciation - Andreas Føllesdal
* The Margin of Appreciation Revisited: A Response to Føllesdal - George Letsas

IV. IDEALS AND THEIR LIMITS

9: Dwelling in Possibility: Ideals, Aspirations, and Human Rights - Kimberley Brownlee
* In What Sense Should Respect for Human Rights Be Attainable? A Response to Brownlee - Rowan Cruft
10. The Nature of Violations of the Human Right to Subsistence - Elizabeth Ashford
* Remarks on Elizabeth Ashford's "The Nature of Violations of the Human Right to Subsistence" - Daniel Weinstock

V. THE CHALLENGES OF POLITICS

11. Reflections on Human Rights and Power - Pablo Gilabert
* Reflections on Human Rights and Power: A Commentary - Elizabeth Frazer
12. The Hazards of Rescue - C.A.J. Coady
* The Politics of Humanitarian Morality: Reflections on "The Hazards of Rescue" - Vasuki Nesiah

VI. INDIVIDUALS, BORDERS, AND GROUPS

13. Human Rights and Collective Self-Determination - Peter Jones
* Linking Self-Determination and Human Rights: A Comment on Peter Jones - Will Kymlicka
14. Human Rights, Membership, and Moral Responsibility in an Unjust World: The Case of Immigration Restrictions - Alex Levitov & Stephen Macedo
* The Slippery Slope of Statist Cosmopolitanism: A Response to Levitov and Macedo - Seyla Benhabib


Adam Etinson is a Lecturer in Philosophy at the University of St Andrews. 

Sunday, March 11, 2018

A visit to Habermas's private library

On the website of "Suhrkamp Verlag" we get pictures from Jürgen Habermas's library in his home in Starnberg and a talk with Habermas on books:

Durch die Bibliotek

Q: "Welche Bücher liegen Ihnen besonders am Herzen?"

A: "Jeweils das Buch, woraus ich etwas lerne und die eigene Arbeit Anstöße empfängt (das war noch so bei Brandoms Making it Explicit, die Bleistiftstriche zeigen es). Aber wenn Sie mich nach Literatur fragen und nicht die Adoleszenzerfahrungen mit klassischer Bildungslektüre hören wollen: Es gab zwei bis drei auch literarisch gleichsam von Aktualität platzende Jahrzehnte in meinem Leben. Wenn wir bei deutschsprachigen Autoren bleiben wollen, hat uns jedes Stück, das von Brecht auf die Bühne kam, hat jeder neue Roman oder jede Geschichte von Peter Weiss oder Max Frisch, von Koeppen, Grass, Jurek Becker, Thomas Bernhard oder Alexander Kluge, ja, am Anfang auch von Martin Walser in Aufregung versetzt; auch an Die Zimtläden des polnischen Schriftstellers Bruno Schulz erinnere ich mich in diesem Zusammenhang. Da vibrierte das intellektuelle Klima, man konnte sich noch über die falschen Rezensionen aufregen. Das letzte dieser Bücher (über das ich seit Jahrzehnten etwas schreiben will) ist von Max Frisch, Der Mensch erscheint im Holozän. Aber mit der fehlenden Zeitgenossenschaft der Autoren werden die Eindrücke, die die Lektüre bei mir hinterlässt, blasser, und die Rezensenten lassen einen kalt. Die Spannungen im literarischen Feld fehlen, oder man erkennt sie nicht mehr. Ich lese auch weniger, jedenfalls weniger regelmäßig."


Wednesday, February 28, 2018

Habermas on SPD and the European integration

The German weekly "Die Zeit" (March 1, 2018) features an essay by Jürgen Habermas on the German social democratic party - SPD - and the need for further European integration. 

Habermas advocates for Sigmar Gabriel as Minister of Foreign Affairs in a new coalition government.

"Europas zögerliche Liebhaber"
Im reichen Deutschland wächst die soziale Ungerechtigkeit, doch nationale Reparaturarbeiten helfen allein nicht weiter. Warum die neue Bundesregierung das europäische Projekt vorantreiben muss und Sigmar Gabriel dafür der richtige Mann wäre. 

Excerpt

"Macron hat seine beiden Wahlkämpfe mit sehr detaillierten Vorstellungen für den Ausbau einer politisch handlungsfähigen Euro-Union geführt – und sich damit gegen den massiven Widerstand vonseiten rechter und linker Nationalisten durchgesetzt. Demgegenüber hat der bekennende Europäer und leidenschaftliche Rhetoriker Schulz den Eindruck der Mutlosigkeit hinterlassen, da er im Wahlkampf der kleinmütigen Räson seines Parteivorstandes gefolgt ist und sich auf eine nationale Agenda beschränkt hat.
Wenn man davon ausgeht, dass die diffuse Stimmungslage, die sich im irritierenden Ergebnis der Bundestagswahl zeigt, die Frustration über die Aushöhlung einer entpolitisierten Öffentlichkeit und den Wunsch nach politischer Führung und Perspektive widerspiegelt, mag sich die gegensätzliche Wahrnehmung der beiden Politiker aus diesem Unterschied erklären. Ein offensiver Macron hat die polarisierende Wirkung des einzigen zukunftsträchtigen, weil Weichen stellenden Themas, das Martin Schulz erst in den Koalitionsverhandlungen zur Geltung gebracht hat, nicht gescheut. Mindestens intuitiv spürt die Bevölkerung, dass dem Willen zur politischen Gestaltung so lange die Glaubwürdigkeit fehlt, wie unsere nationalen Regierungen keine Anstrengung unternehmen, in der ökonomisch zusammengewachsenen, aber politisch auseinanderdriftenden Weltgesellschaft, auch und vor allem gegenüber den Märkten, einen Teil ihrer verlorenen politischen Handlungsfähigkeit durch Zusammenarbeit auf europäischer Ebene zurückzugewinnen.

In diesen Tagen wird über den Schwund der sozialdemokratischen Wählerklientel viel gerätselt. Eine Diagnose erfreut sich besonderer Beliebtheit. Sie läuft darauf hinaus, dass die Globalisierung in unseren Gesellschaften zu einer wachsenden Kluft der Einstellungen und Interessenlagen zwischen den besser ausgebildeten Gewinnern und den schlechter qualifizierten, in prekäre Lebensverhältnisse abdriftenden Verlierern geführt hat. Im Zuge dieser sozialen Umschichtung soll sich das Parteienspektrum nicht mehr nach der Sitzordnung der französischen Nationalversammlung, also nach dem Gerechtigkeitscode zwischen "links" und "rechts", aufteilen, sondern nach Einstellungen gegenüber Chancen und Risiken einer überkomplexen Welt jenseits nationaler oder regionaler Grenzen.
Der "liberalen" Weltoffenheit steht der "identitäre" Wunsch nach Abschottung gegenüber. Der immer wieder einmal versuchte Abgesang auf das Links-rechts-Schema ist jedoch wenig plausibel in einer Gesellschaft, in der mit dem durchschnittlichen Wohlstand die Zahl der in "Tafeln" umbenannten Suppenküchen zunimmt und in der mit dem gesellschaftlichen Reichtum die soziale Ungleichheit wächst. Deshalb ist es tatsächlich erstaunlich, dass sich innerhalb des breiten »liberalen« Lagers links und rechts der Mitte der Konflikt, der sich an dem erwähnten Unterschied entzünden könnte, nicht abbildet. Die Parteien der breiten Mitte, die sich mit schrumpfenden nationalstaatlichen Handlungsspielräumen arrangiert und Fragen der sozialen Gerechtigkeit, wenn nicht für obsolet erklärt, so doch mit Reparaturarbeiten an den Stellschrauben des nationalen Haushalts beantwortet haben, finden keinen offenen Widerspruch vonseiten derer, die eine weitere Perspektive einnehmen und die zunehmende Unfähigkeit der Nationalstaaten zur politischen Sicherung des sozialen Zusammenhalts durch gemeinsames Handeln auf europäischer Ebene kompensieren wollen."

UPDATE:

Excerpts in "la Repubblica" March 4, 2018. 

French translations of essays by Habermas


Gallimard has published two volumes of essays by Jürgen Habermas: 





572 pages

All the essays have appeared in French before. 

Espace public et sphère publique politique (2004)
(German: ”Öffentlicher Raum und politische Öffentlichkeit. Lebensgeschichtliche Wurzeln von zwei Gedankenmotiven”, in Habermas - ”Zwischen Naturalismus und Religion” (2005))

Conférences Christian-Gauss: Contribution à la fondation de la sociologie sur une théorie du langage (1970-71)
(German: ”Vorlesungen zu einer sprachtheoretischen Grundlegung der Soziologie” in Habermas – ”Vorstudien und Ergänzungen zur Theorie des kommunikativen Handelns” (1984))

Pensée postmétaphysique (1985-88)
(German: Habermas - ”Nachmetaphysicshes Denken” (1988))

Eleven essays:

1. Retour à la métaphysique? Compte rendu d’une tendance

2. L’unité de la raison au sein de la pluralité de ses voix

3. L’horizon de la modernité se deplace

4. La métaphysique après Kant

5. La pensée postmétaphysique: avant-propos

6. Thèmes de la pensée postmétaphysique

7. Actions, actes de parole, interactions médiatisées par le langage et monde vécu

8. Pour une critique de la théorie de la signification

9. Remarques sur ”Meaning, communication, and representation” de John Searle

10. L’individuation par la socialisation. La théorie de la subjectivité de George Herbert Mead

11. La philosophie et la science: de la littérature

La souveraineté du peuple comme procédure (1988)
(German: ”Volkssouveränität als Verfahren”, in Habermas - "Faktizität und Geltung. Beiträge zur Diskurstheorie des Rechts und des demokratischen Rechtsstaats" (1992))



649 pages

Only the first essay and "Un nouvel intérêt de la philosophie pour la religion?" have appeared in French before.

La légitimation par les droits de l'homme (1997)
(German: ”Zur Legitimation durch Menschenrechte” in Habermas - "Die postnationale Konstellation" (1998)).

La constitutionnalisation du droit international a-t-elle encore une chance? (2004)
(German:”Hat die Konstitutionalisierung des Völkerrechts noch eine Chance?”, in Habermas - "Der gespaltene Westen" (2004))

À propos de la différenciation architectonique de la discussion (2003)
(German: ”Zur Architektonik der Diskursdifferenzierung”, in Habermas - "Zwischen Naturalismus und Religion" (2005))

Constitutionnalisation du droit international et problèmes de légitimation dans une société mondiale dotée d’une constitution (2007)
(German: ”Kommunikative Vernunft und grenzüberschreitende Politik. Eine Replik”, in Peter Niesen & Benjamin Herborth (eds.) - "Anarchie der kommunikativen Freiheit" (2007))

Cinq introductions à des monographies non écrites (2009)
(German: Habermas – ”Philosophische Texte. Studienausgabe in fünf Bänden” (2009))

La pensée postmétaphysique II (2010-12)
(German: Habermas – ”Nachmetaphysisches Denken II” (2012))

Six essays:

1. Un nouvel intérêt de la philosophie pour la religion?

2. Des images du monde au monde vécu

3. ”Le politique” – Comment donner un sens rationnel à un legs discutable de la théologie politique

4. La verbalisation du sacré

5. Le monde vécu comme espace d’incorporation symbolique des raisons

6. Le sens du rite: Une hypothèse du point de vue de l’histoire de l’espèce

Politique et religion (2012)
(German: ”Politik und Religion”, in Friedrich Wilhelm Graf & Heinrich Meier (eds.) - Politik und Religion. Zur Diagnose der Gegenwart (2013))

Sur la concurrence entre le principe d’égalité des citoyens et le principe d’égalité entre États dans une entité politique supranationale (2014)
(German: ”Zur Prinzipienkonkurrenz von Bürgergleichheit und Staatengleichheit im supranationalen Gemeinwesen”, in Der Staat vol. 53, no. 2 (2014))

Entretien sur la raison communicationnelle (2016)
(German: ”Kommunikative Vernunft” (interview), in Deutsche Zeitschrift für Philosophie vol. 64 no. 5 (2016))


The volumes also have a complete bibliography of Habermas’s works in French.

The French translations are by Christian Bouchindhomme, Rainer Rochlitz, Frédéric Joly and Valéry Pratt.